PETIT TRAITE SUR L’IMMENSITE DU MONDE – SYLVAIN TESSON

LITTERATURE

 

« Vivre, c’est faire de son rêve un souvenir »

 

Sylvain Tesson parcourt le monde. Dans les steppes d’Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes. Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l’enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux.
Ce Petit traité sur l’immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l’ordre établi.

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Du même auteur :
– S’abandonner à vivre (2014)
– La géographie de l’instant (2012)
– Dans les forêts de Sibérie (2011)
– Une vie à coucher dehors (2009)
– L’Eloge de l’énergie vagabonde (2007)
– L’Axe du loup (2004)
– La marche dans le ciel (1998)
– On a roulé sur la terre (2006)

 

 Art-icle expiré par Barbara pour Moodsto©k

 

 

 

Morceaux choisis: 

« J’ai trouvé dans le voyage aventureux un moyen d’endiguer la course des heures sur la peau de ma vie »

« De tous mes voyages sous les latitudes du monde, je rapporte la certitude que le climat le plus difficile à supporter est le climat d’adoration qui nimbe le mâle »

« La référence à l’humanisme est le meilleur moyen d’endormir une conversation. Lors de mes premiers voyages, je partais admirer le spectacle du monde et le rideau se leva sur l’universelle oppression de la moitié de l’humanisme par l’autre »

«…Ne serait-ce que l’adoration de soi-même dans le miroir de l’autre. Une façon de se masturber en faisant croire à son prochain que c’est lui que l’on caresse »

« La cabane, c’est le vagabondage moins la géographie »

« Le temps de l’Occident est un courant d’air qui passe par la fenêtre de nos vies (…) Pour échapper à la course déclinante que nos âmes sur la terre mènent contre la montre »

«…Le cynisme occidental se complaît dans la conversation des horreurs »

« Le voyage est cette surface qui est offerte à la pensée pour divaguer en toute liberté »

« Pour bien vagabonder il faut peu de choses : un terrain propice et un état d’esprit juste, mélange d’humeur joyeuse et de détestation envers l’ordre établi (…) Voyager ce n’est pas choisir les ordres, c’est faire entrer l’ordre en soi »

« Mais le vagabond se laisse fortifier plus qu’il ne cherche à se soigner (…) Il n’est pas en croisade, mais en croisière (…) Son âme se simplifie : son voyage est une épuration éthique (…) Sa soif de savoir était plus forte que sa crainte de ne rien connaître »

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