LES PEPITES – UN FILM DE XAVIER DE LAUZANNE

DOCUMENTAIRE

 

« Nous avons tous un rêve à réaliser »

 

Aujourd’hui, ils ont 25 ans et finissent leurs études ou commencent à travailler.
Tous, lorsqu’ils étaient enfants, devaient fouiller dans la décharge «à ciel ouvert» de Phnom-Penh pour survivre. C’est là que Christian et Marie-France, un couple de voyageurs français, les rencontrent, il y a plus de vingt ans. Ils décident alors de se battre sans limite pour sortir ces enfants de cet enfer. A ce jour, ils ont permis à près de 10 000 enfant d’accéder à l’éducation pour se construire un avenir. L’histoire est belle, presque trop belle pour être vraie, sauf qu’elle est vraiment vraie. Ce film est l’histoire d’une aventure humaine éblouissante, une ellipse miraculeuse…

L’Association « POUR UN SOURIRE D’ENFANT » (PSE)

Un jour d’avril 1995, Christian et Marie-France des Pallières, un couple de retraités français, découvrent la décharge de Phnom Penh. Sur un immense terrain d’ordures fumantes, dans une odeur pestilentielle et au milieu de myriades de mouches, des centaines d’enfants de six à quinze ans fouillent dans les ordures. En loques, couverts de plaies infectées, un grand sac crasseux sur le dos et pieds nus dans les ordures dans lesquelles ils s’enfoncent jusqu’aux genoux, ils cherchent des bouts de plastique, de carton, de métal à récupérer. Ils cherchent aussi de quoi se nourrir car aucun d’entre eux n’a mangé depuis la veille.
« Ce fut un véritable choc ! Cela donnait envie de crier… ou de pleurer ! ».
Résolus à agir, Christian et Marie-France commencent par leur distribuer un repas par jour, puis par leur construire un abri, puis par édifier une école. De fil en aiguille, ils parviennent à sortir des milliers de gosses de la misère, leur procurant gîte, couvert et éducation. Leurs petits princes et leurs petites princesses, comme ils les nomment, vont connaître un autre destin.

christian

Bouleversé par cette expérience, le couple décide d’aider ces enfants à sortir de cet enfer en espérant leur redonner un sourire. «Pour un Sourire d’Enfant» (PSE) est né.
Dès 1996, Christian et Marie-France revendent tous leurs biens en France et installent une « paillote » au pied de la décharge pour offrir aux enfants un repas, de quoi se laver et les premiers soins. Mais devant l’afflux des familles, il faut rapidement aller plus loin, plus vite. Il y a deux urgences : la faim et l’éducation. En 1997, sur un terrain situé à 1km de la décharge, ils construisent les premiers bâtiments de ce qui deviendra une école primaire et secondaire destinée aux chiffonniers.
Celui qui entraîne l’autre dans ses rêves, c’est Christian. Mais sans Marie-France, jamais ces rêves n’auraient été mis à exécution. Marie-France, issue comme Christian d’une famille plutôt conservatrice, mère au foyer, n’a pourtant jamais été une femme d’intérieur. Prête à changer de vie du jour au lendemain, elle s’est toujours approprié les idées de Christian rapidement. Et quand il a fallu faire le choix de tout quitter pour s’investir totalement auprès des enfants de la décharge, Marie-France a immédiatement pris les choses en main.
D’une apparence plutôt rangée, Christian et Marie-France ont néanmoins un fort penchant pour la contestation de l’ordre établi. Issus d’un univers où la morale chrétienne détermine souvent les choix, ils se sont engagés par pure réaction émotionnelle. L’ampleur et la complexité du combat qu’ils mènent se déjouent par le naturel et la complicité de leur relation à deux. Ils sont aujourd’hui citoyens cambodgiens.

entree-ecole

Aujourd’hui, 20 ans après, 7000 élèves suivent une scolarité grâce à PSE et environ 3500 anciens sont déjà entrés dans la vie active. Dans les locaux de l’établissement sont accueillis les élèves dans des classes de mise à niveau ou en formation professionnelle, soit environ 3000 jeunes. Les autres enfants sont scolarisés dans les écoles locales, leurs frais de scolarité et le suivi social étant pris en charge par PSE. Christian et Marie-France reçoivent en 2000 le Prix des Droits de l’Homme de la République Française. Ils viennent également de recevoir la plus prestigieuse reconnaissance du Cambodge des mains du Roi. De nombreuses personnalités locales et internationales viennent régulièrement visiter le centre.

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Le réalisateur : Xavier de Lauzanne

xavier J’ai vécu à Hanoï, au Vietnam, entre 1996 et 2000 où je travaillais sur un projet de formation hôtelière pour des jeunes en difficulté. Mais j’aimais aussi le cinéma et je voulais en faire depuis longtemps. Ensuite, à Phnom Penh, j’ai rencontré Christian et Marie-France qui avaient besoin d’un film de communication pour leur tournée en camping-car qu’ils faisaient chaque année en France pour récolter des parrainages. Je leur ai proposé de faire leur film, ce qui m’a encouragé à continuer dans la voie du documentaire. C’était il y a 16 ans.

Au fur et à mesure des années, en voyant leur projet devenir l’une des institutions les plus reconnues au Cambodge, j’ai eu envie de raconter cette histoire incroyable au cinéma. Et surtout, j’avais envie de faire un film qui, sur un sujet aussi fort, ne défende aucune cause, aucune idéologie, aucune analyse, mais expose un enchaînement de faits, à partir de la rencontre d’un homme et d’une femme, jusqu’à la création d’une œuvre humaine extraordinaire.
Je voulais donc montrer le possible processus de résilience pour ces enfants au contact de gens qui les aident et qui croient en eux. L’espoir a toujours été ma ligne de mire tout le long du tournage et du montage et force est de reconnaître que ces enfants ont une espèce de force, de joie, une capacité à vivre impressionnante !

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« LES PEPITES » – un film réalisé par Xavier de Lauzanne, actuellement en salle.

Un film qui donne à chacun l’envie de devenir une meilleure personne et clôt définitivement le débat sur la retraite : il y aura du travail pour tout le monde, ce ne sont pas les chantiers qui manquent…!!

www.lespepites-lefilm.com