L’APPRENTISSAGE DE L’IMPERFECTION – TAL BEN-SHAHAR

LITTERATURE 

 

« Vous voulez augmenter votre taux de réussite ?
Doublez votre taux d’échec »  

– Thomas J. Watson

 

Être imparfait. Facile, pensez-vous ?
Pourtant, rien n’est moins aisé que de lâcher ce tyran intérieur qui nous pousse à l’insatisfaction, au stress… et nous empêche d’être heureux. Drôle, accessible, rassurant, un petit traité pour se libérer d’un mal insidieux : le perfectionnisme. Après le succès de L’Apprentissage du bonheur, un livre de travail indispensable pour apprendre à s’accepter, même imparfait, retrouver l’ampleur du simple fait d’être humain.
Dans son livre, Tal Ben-Shahar nous encourage à nous affranchir de la quête d’une impossible perfection. Il nous offre une mine d’exercices simples et intelligents : apprendre à être des parents « suffisamment bons », pratiquer la compassion pour soi, la chasse aux « oui mais », se donner la « permission d’être humain », appliquer la « règle d’or du juste milieu ». Un petit traité qui nous « dé-perfectionne» en toute conscience, un irrésistible manuel pour être juste bien et lâcher enfin la main du perfectionniste en nous, au profit de « l’optimaliste », son bienveillant dérivé.

Broken-Bulb

 

Un mot sur l’auteur
Titulaire d’un doctorat de psychologie et de philosophie, Tal Ben- Shahar, est l’un des professeurs les plus populaires de l’université d’Harvard. Il enseigne désormais au prestigieux Centre interdisciplinaire de Herzliya, en Israël et intervient également dans le monde entier auprès de cadres de sociétés multinationales, devant le grand public et auprès de populations à risques.

Ses ouvrages :
– « L’apprentissage du bonheur » (2008)
– « L’apprentissage de l’imperfection » ( 2010)
– « Apprendre à être heureux »  (2010)
Publiés chez Belfond et repris chez Pocket

www.talbenshahar.com
www.belfond.fr
www.pocket.fr

 

 

 Art-icle expiré par Barbara pour Moodsto©k 

*****

Morceaux choisis :

« J’ai dû renoncer à mon grand rêve – devenir le meilleur joueur du monde. J’étais effondré, mais en même temps, au fond de moi, je me sentais aussi soulagé. Les médecins m’avaient fourni une excuse valable pour expliquer mon échec »

« La vraie vie – celle que n’acceptent pas les perfectionnistes – est pleine de demi-succès, d’échecs sans gravité, de réussites sans importance, de défaites salvatrices qui s’avèrent finalement une chance (…) L’imperfection est un marqueur d’humanité »

« L’optimaliste n’est pas claquemuré dans une prison psychologique construite de ses propres mains (…) A ses yeux, le parcours optimal n’est pas une ligne droite mais plutôt une espèce de spirale ascendante tortueuse ; celle-ci est aussi orientée dans une direction précise (son objectif), mais il sait qu’il dvera faire de nombreux détours en route. (…) L’optimaliste est capable de prendre plaisir au parcours sans perdre de vue sa destination (…) Doué pour transformer les revers de fortune en occasions à saisir, il avance dans la vie en irradiant l’optimisme »

« Le psychologue Carl Rogers estime qu’un progrès essentiel est accompli en thérapie quand le patient se rend compte qu’il est « un processus fluide et non une entité déterminée, statique, un fleuve en perpétuel changement et non un bloc de matière solide, une constellation constamment mouvante et non une série de caractéristiques immuables (…) La rigidité mentale ne convient pas à la fluidité moderne »

« Les parents pensent pouvoir offrir la confiance en soi à leurs enfants comme on offre un cadeau – un cadeau qui durerait toute la vie »

« D’une manière ou d’une autre le perfectionniste est toujours brouillé avec son humanité (…) Quand on cesse de résister face à ce qu’on est, ce qu’on ressent, on pose à terre le lourd fardeau de ce combat sans espoir et sans fin contre notre nature humaine »

« Qui ne sait pas pleurer de tout son cœur ne sait pas rire non plus » – Golda Meïr

« La mort d’un ami cher, d’une femme, d’un frère, d’un amant, qui ne semblait d’abord que privation, prend, quelque temps après, l’aspect d’un guide et d’un bon génie ; car ces pertes opèrent ordinairement une révolution dans la vie, terminent une époque d’enfance ou de jeunesse qui attendait le moment favorable pour être close, brisent des occupations habituelles, certaines manières de vivre, certaines habitudes, et permettent d’en formuler de nouvelles plus conformes au développement du caractère »

Cicéron disait : « la gratitude n’est pas seulement la plus grande des vertus, c’est aussi la mère de toutes les autres »

« Les cadres doivent apprendre ce que savent déjà les grands athlètes : reconstituer son énergie, c’est aussi important que de la dépenser (…) Le lien entre « création » et « récréation » n’est pas qu’étymologique »

« L’éloge de l’altruisme a déformé la règle d’or en sortant de son contexte l’amour du prochain, en le privant de son ancrage affectif, à savoir l’amour de soi (…) «  Pour dire « Je t’aime », il faut d’abord savoir dire « Je ». – Ayn Rand

« On a appris à dévoiler son corps, mais le cœur lui, reste profondément enfoui, et si l’on admet toutes sortes de propos crus sur l’amour physique, le discours sur l’amour tout court demeure tabou. Les grandes villes fourmillent l’été de corps très dévêtus qui grillent au soleil, mais son âme, on ne la montre que sur le divan du psychothérapeute (…) Nous sommes devenus des êtres affectivement prudes »

*****