ELOGE DE L’INSECURITE – ALAN WATTS

LITTERATURE

alanwatts 1@ Kristen Taylor Wright

Alan Watts © Kristen Taylor Wright

 

 

 

 

 

J’ai toujours été fasciné par la loi de l’effort inverse : quand vous essayez de rester à la surface de l’eau, vous coulez , mais quand vous essayez de couler, vous flottez. Mon livre explore cette loi en l’appliquant à la recherche par l’homme de la sécurité psychologique, et à ses efforts pour trouver des certitudes spirituelles et intellectuelles dans la religion et la philosophie. Ecrit avec la conviction qu’aucun thème ne pourrait être mieux approprié à une époque où la vie humaine semble particulièrement précaire et aléatoire, il soutient que pareille insécurité résulte de la volonté d’atteindre cette sécurité, et que, a contrario, salut et bon sens consistent à reconnaître le plus radicalement possible que nous n’avons aucun moyen d’assurer notre propre salut. » – (Alan Watts)

Un livre revigorant, proposé par l’un des « pères » de la contre-culture aux Etats-Unis, qui figure en bonne place dans Les livres de ma vie de Henry Miller.

 

 

 

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Alan Watts (1915 -1973)

Philosophe, écrivain, conférencier et expert en religion comparée, Alan Watts reste, dans le monde anglo-saxon, un des penseurs et interprètes les plus respectés de la pensée orientale. À travers une vingtaine de livres, deux séries d’émissions de télévision, ainsi que de nombreuses conférences, il aura contribué à lever le voile sur les philosophies liées à l’hindouisme, au bouddhisme, au taoïsme et au zen. Orateur plein d’entrain, ses chroniques radiophoniques connurent un tel succès dans le quartier de Bay Area, à San Francisco, que la KPFA en poursuivit la diffusion durant trente ans. Vers la fin des années soixante et à l’orée des années soixante-dix, ce programme reçut le surnom d’ « Antidote à la gueule de bois ». Sage joyeux et penseur universel, Watts se distinguait par son ouverture d’esprit et sa spontanéité espiègle.

 

Attention, vidéo géniale …

Lire Alan Watts :

–   « Eloge de l’insécurité » – Petite bibliothèque Payot
–   « L’esprit du Zen » – Seuil / Points sagesses
–   « Le bouddhisme Zen » – Petite bibliothèque Payot

ou encore …

« Matière à réflexion » – « Amour et Connaissance » – « Le Livre de la Sagesse » – « Être Dieu » – « Bienheureuse Insécurité » – « L’Envers du Néant » – « La signification du bonheur » – « Face à Dieu » – « Monde ouvert » – « Le monde du Zen » – « L’Expérience psychique » – « Devenez ce que vous êtes » – « La Suprême identité » – « Les deux mains de Dieu » – « Taoïsme d’Occident » – « La Philosophie du Tao ».

 Art-icle expiré par Barbara pour Moodsto©k

 

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Morceaux choisis :

« Prosaïquement, notre époque n’est pas plus incertaine qu’une autre. A la meilleure des époques, la « sécurité » n’a jamais été davantage que temporaire et superficielle »

« Les renards ont des terriers, et les oiseaux dans les airs ont des nids, mais le fils de l’Homme n’a nulle part où poser sa tête »

« Le genre de personne dure-amère est toujours, autant que ce soit, un suicidé partiel : une part de lui est déjà morte »

« Etre de passage, c’est vivre ; rester et se maintenir, c’est mourir »

« Le moderne cérébrale n’aime pas la matière, mais la mesure. Il boit pour la teneur en alcool («  l’esprit ») et non pour le « corps » et le goût du liquide. (…) Il tend ainsi à construire des structures qui, de l’extérieur, ressemblent à des manoirs seigneuriaux mais qui intérieurement sont des garennes »

« Ce que nous savons par la mémoire nous ne le savons que de seconde main. (…) La créativité ; c’est le pouvoir – toujours rare –  de ceux qui peuvent  à la fois voir l’inconnu et l’interpréter »

« Si nous devons être nationalistes et avoir un Etat souverain, nous ne pouvons pas simultanément attendre la paix mondiale »

« Le drame de l’homme occidental vient de ce qu’il se sent séparé de l’univers. Aussi longtemps que l’esprit est coupé en deux la vie est un conflit, tension, frustration et désillusion perpétuels. La souffrance est entassée sur la souffrance, la peur sur la peur et l’ennui sur l’ennui. (…) Si je me sens dissocié de mon expérience et du monde, je concevrais ma liberté comme ma capacité à m’imposer au monde et la fatalité comme la capacité du monde à s’ imposer à moi »

« Qui n’a pas la capacité de vivre dans le présent, ne peut faire des plans valables pour l’avenir »

« Essayer de tout comprendre en fonction de la mémoire, du passé et des écrits, c’est comme avoir vécu l’essentiel de sa vie, le nez dans un guide touristique, sans jamais regarder le paysage »

http://payot-rivages.net/

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